Poursuivant notre descente vers le "sud de l'île du Sud", nous avons visité Dunedin, ville fondée en 1848 par des Écossais dirigés par un certain Capitaine Cargill, assisté d'un pasteur anglican, le révérend Thomas Burns. Le nom de la ville est d'ailleurs le nom écossais d'Edimbourg, avec laquelle elle est jumelée.
En arrivant, on est d'abord frappé par son étendue et par sa géographie. Forte de plus de 127000 habitants, ce port est la seconde ville de l'île du Sud. Il s'est développé à partir d'une place octogonale au milieu de laquelle trône une imposante statue du poète écossais Robert Burns, oncle du révérend. Il a fait tache d'huile en occupant peu à peu les versants des collines alentours. C'est dire que nombre de rues sont pentues (La plus pentue du monde, Baldwin Street, s'y trouve, avec 35 %).
L'Otago Museum retrace l'histoire naturelle et ethnologique de la région. Plusieurs salles sont consacrées aux Maoris et aux cultures du Pacifique et du monde. Les domaines couverts sont très éclectiques des masques maoris aux oiseaux naturalisés, à commencer par des kiwis (emblème du pays), des takahés (espèce très menacée), reconnaissables à leur plumage noir avec des reflets verts et à leur bec rouge, et surtout des moas, ces oiseaux dépourvus d'ailes, de la taille d'une autruche que les Maoris ont exterminés.
| Kiwi |
| Reconstitution d'un moa |
Le centre ville donne le sentiment d'une ville dynamique avec des rues commerçantes animées, et jeune, en raison de la présence des étudiants venant à l'Université d'Otago.
Une des nombreuses maisons victoriennes
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La cathédrale anglicane Saint-Paul, est le seul édifice à voûte en pierre du pays. Elle voisine avec l'Hôtel de Ville (Municipal Chambers), construit entre 1878 et 1880 et dominé par sa tour de l'horloge qui culmine à 47 mètres.
Après une rapide visite de la Dunedin Public Art Gallery qui expose une série de tableaux de peintres européens, présentés pêle-mêle, nous avons poussé jusqu'à la gare, une curiosité architecturale. Construite en style flamand avec des tourelles, des chiens-assis et une tour de l'horloge de 37 mètres de haut, elle présente en façade une galerie qui protégeait les passagers arrivant ou partant en voiture à cheval. J'ai rarement vu une gare aussi surdimensionnée, qu'il s'agisse du bâtiment principal ou de son quai. Elle conserve de beaux vitraux et un sol en mosaïque reproduisant l'ancien logo des New Zealand Railways. En montant au premier étage, on a une vue plongeante sur la salle des pas perdus et ses décorations.
La pluie nous a accompagnés tout au long du trajet entre Dunedin et Balclutha et au-delà lorsque nous avons abordé les Catlins, appellation qui désigne le sud de l'île du Sud. La zone se situe entre Balclutha et Invercargill, à cheval sur la frontière entre les régions d'Otago et Southland. Zone accidentée et peu peuplée, les Catlins disposent d'un paysage côtier pittoresque et d'une dense forêt qui abrite de nombreuses espèces d'oiseaux menacées. Ses fortes vagues sont, paraît-il, une attraction pour surfeurs.
Loin de nous rassurer, l'hôtesse qui nous a accueillis ce soir dans notre camp de New Haven, a expliqué que le temps pluvieux était lié aux facéties du courant El Nino. Or, pas de chance, El Nino est particulièrement en forme et les spécialistes estiment qu'il y en a encore pour... trois mois, avec heureusement des périodes de rémission ! Nous espérons en bénéficier d'une, demain !
Encore une fois, grâce à vous - et avec vous- j'ai l'impression de parcourir le monde. Annouk
RépondreSupprimerBravo au photographe et au rédacteur en chef!
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