Après le déluge d'hier, le temps s'était bien amélioré quand nous avons repris la route ce matin pour un saut de puce (9 km) jusqu'à Hokitika où nous avons passé un bon moment à la bibliothèque.
Nous avons fait un aller-retour à l'heure du déjeuner jusqu'à la gorge de la rivière Hokitika, située à 33 kilomètres. Du parking, un large chemin part à travers la forêt dense qui caractérise la Côte Ouest et qui est constituée essentiellement d'une variété de hêtres, d'arbrisseaux, de fougères de toutes tailles, de mousses, de lichens et de plantes épiphytes. Il mène, au prix d'un dizaine de minutes de marche à pied, à un pittoresque pont suspendu (swing bridge) qui enjambe une rivière tumultueuse à l'eau actuellement très laiteuse (du fait de la farine glaciaire qu'elle contient), puis à un point de vue qui donne sur un coude prononcé de la rivière. Tout cela est très photogénique...
J'ai remarqué que toutes les bibliothèques dans lesquelles nous nous sommes arrêtés, étaient très fréquentées, que ce soit par des autochtones ou, comme nous, par des gens de passage, et que tous les âges étaient représentés. Étudiants et retraités s'y côtoient. Ce sont vraiment des lieux de sociabilité importants. Il y a bien sûr un fond de livres très diversifié et j'ai trouvé de quoi satisfaire ma curiosité pour la flore locale incroyablement riche. On y trouve aussi la presse (essentiellement nationale) quotidienne, hebdomadaire, voire mensuelle. L'accès libre à la wifi est bien sûr déterminant pour attirer un public très diversifié. Et, ce qui est essentiel, pas besoin de carte pour avoir accès aux bibliothèques, dès lors que l'usager ne sort pas d'ouvrages de l'espace de consultation !
Hokitika est une petite ville agréable qui doit son essor subit dans les années 1864/1866 à la découverte d'or. Elle est aussi réputée pour le travail et le commerce du jade vert connu sous le nom local de greenstone ou, en maori, pounamu. Elle a pour point central une tour de l'horloge qu'on trouve sur tous les guides qui parlent de la ville.
Nous avons fait un aller-retour à l'heure du déjeuner jusqu'à la gorge de la rivière Hokitika, située à 33 kilomètres. Du parking, un large chemin part à travers la forêt dense qui caractérise la Côte Ouest et qui est constituée essentiellement d'une variété de hêtres, d'arbrisseaux, de fougères de toutes tailles, de mousses, de lichens et de plantes épiphytes. Il mène, au prix d'un dizaine de minutes de marche à pied, à un pittoresque pont suspendu (swing bridge) qui enjambe une rivière tumultueuse à l'eau actuellement très laiteuse (du fait de la farine glaciaire qu'elle contient), puis à un point de vue qui donne sur un coude prononcé de la rivière. Tout cela est très photogénique...
De retour à Hokitika, nous avons pris la route de Greymouth qui longe une voie ferrée, sans doute peu fréquentée. Celle-ci a la particularité de couper deux giratoires de la route en leur milieu (pas évident, en l'absence de passage à niveau !) et surtout d'emprunter un des fameux ponts à voie unique de la route...
Situé au bord de la Grey River et de la mer de Tasman, Greymouth est le principal centre administratif et commercial de la Côte Ouest. Nous n'avons fait que traverser la ville pour poursuivre la route côtière jusqu'à Punakaiki, petite localité qui fait office de porte d'entrée au Papaora National Park.
C'est là que le temps a commencé à se gâter sérieusement. La rémission aura été de courte durée et la rechute d'autant plus démoralisante ! Nous avons découvert, dans une ambiance brumeuse et un crachin intermittent, les fameux "Pancake Rocks", des étonnantes formations calcaires, vieilles de 30 millions d'années. On dirait véritablement des empilements de crêpes rocheuses, battues par les flots. Je n'ai jamais vu ailleurs pareil phénomène géologique. A contre-jour, ils font aussi penser à une forteresse en ruines. À marée haute, l'eau de la mer jaillit de trous (les Blowholes), comme un geyser, sous la pression des vagues et du courant, mais il était trop tard, lorsque nous sommes arrivés, pour que nous puissions profiter du spectacle. Nous espérons que le temps sera plus dégagé demain sur le chemin du retour pour voir le site sous un autre jour, mais le temps gris avait l'avantage d'accentuer son étrangeté.
Nous sommes ensuite tombés de Charybde en Scylla côté météo, au fur et à mesure où nous progressions en direction du nord, via Charleston, Westport et Granity. Nous avons atteint Mokihinui sous un vrai déluge comme celui que nous avons subi hier...
Nous nous sommes installés dans un camp, qui offre de nombreux services, à commencer par le libre accès à la wifi dans la partie café-restaurant, une ancienne... étable. Olivier a passé la fin de l'après-midi à travailler ses photos pour mettre à jour le blog et moi, à rédiger ces lignes.
Ce soir, la pluie a cessé de tomber. Nous avons même pu faire une reconnaissance du côté de la vaste plage tellement encombrée d'arbres morts que le jeu consiste à construire des cabanes que la prochaine tempête emportera.
Coucou les voyageurs, nous n'avions pas encore pris le temps de parcourir votre blog, nous avons passé un bon moment en "votre compagnie", que de beaux paysages, magnifiques photos, vous devez vous régaler. Profitez bien ! Bon Anniversaire à Christian et grosses bises de nous 2. Domi Rajo
RépondreSupprimerIncroyable géologie!
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