Sydney (26 février 2016)

Dernière journée océanienne pour moi ! Olivier a récupéré, peu après 11 heures, une Toyota Corolla, qu'il loue pendant tout son séjour en Australie. Nous en avons profité pour explorer la côte au nord de Sydney, en empruntant à l'aller et au retour le fameux Harbour Bridge.




Nous sommes allés jusqu'à Palm Beach, à une quarantaine de kilomètres, où nous avons déjeuné dans un Fish and Chips qui est connu comme le meilleur de la région depuis les années 50, avant de jeter un coup d'œil sur Whale Beach et Avalon Beach. Toute la côte est très urbanisée, mais sans immeubles. Les flancs des montagnes sont colonisés par des habitations individuelles. Il n'y a plus guère de terrains disponibles pour de nouvelles villas. Pointes rocheuses et baies alternent. On trouve en général de belles plages de sable orangé, prisées des surfeurs, où la baignade est... interdite, sauf exception, pour différentes raisons (présence de rochers sous-marins pouvant occasionner des blessures en plongeant, courants marins, méduses à la piqure potientiellement mortelle !).



Nous avons pu néanmoins nous baigner, avec à la clef une expérience insolite : un bain dans une piscine aménagée sur le rivage d'Avalon Beach, alimentée par les vagues qui viennent se briser avec force contre son muret de pierre. L'eau est ainsi renouvelée en permanence. Les baigneur nagent dans de l'eau de mer souvent agitée, mais en sécurité, sans craindre d'être drossés contre un rocher ou piqués par une méduse ! Nous nous sommes régalés...


Après une pause à l'appartement pour me permettre entre autres de préparer ma valise, nous avons rejoint à pied de l'autre côté de Hyde Park, sur Market Street, la Sydney Tower (aussi connue sous les noms d'AMP Tower, AMP Centrepoint Tower, Centrepoint Tower ou Centrepoint, voire Westfield du nom qui s'affiche au sommet). Construite dans les années 1970, c'est la plus haute structure "autoportante" de Sydney et la deuxième d'Australie. Son dernier étage se situe à 260 mètres d'altitude et l'antenne culmine à 309 mètres.







Nous avons passé un bon moment à admirer, depuis cet observatoire privilégié, le spectacle unique qui s'offrait à nous en contrebas sur 360°, à repérer en particulier tous les lieux que nous avons visités en ville depuis trois jours, à suivre la circulation des véhicules sur les grandes artères et le mouvement des fourmis qui allaient et venaient sur les trottoirs, à suivre le ballet des nombreux bateaux de toutes tailles (un paquebot, des ferries, des voiliers, des yachts, des cargos) qui sillonnent la rade, à voir les buildings s'éclairer peu à peu à mesure que le jour déclinait.







Mais nous n'en sommes pas restés là et avons recherché les sensations fortes en optant pour un "tour de tour" à l'air libre, à 268 mètres de hauteur, baptisé Skywalk. Cela commence par une petite mise en condition (remplissage d'un formulaire de décharge de responsabilité, test d'alcoolémie, port d'une combinaison spéciale coupe-vent, harnachement permettant de s'assurer à un rail tout au long du circuit). L'opération a aussi un but commercial, car indépendamment du prix du ticket, les promoteurs se réservent le monopole des photographies. Mais l'expérience qui dure 45 minutes, vaut la peine d'être vécue. Ce n'est pas la même chose de voir la ville derrière une vitre dans un espace clos, et de la voir au grand air, de voir le vide en se penchant et même sous ses pieds, puisqu'à deux reprises, on marche sur les plaques de verre. La nuit était tombée quand nous avons terminé notre circuit. La ville brillait de millions de lumières.





Nous avons enchaîné par un dîner dans un sympatique restaurant mexicain au 6ème étage de la tour, Los Vida. Une sorte de repas dégustation : assiette de guacamole agrémentée de grains de grenade, deux croquettes de crabe avec des câpres pimentées, deux beignets de homard, deux huîtres de rocher épicées, deux tacos originaux, deux ailes de poulet épicées, deux petits gâteaux de semoule), le tout accompagné d'une margarita et d'une bouteille de très bon shiraz 2014, Katherine Hills (South Eastern Australia) !

Les rues de Sydney connaissaient l'animation (apparemment joyeuse et bon enfant) d'un vendredi soir, lorsque nous sommes sortis du restaurant. On voit quelques SDF, mais beaucoup moins qu'à Paris. Nous avons résisté à la tentation de prolonger la soirée, compte tenu de la perspective d'une nuit très courte (mon avion pour Paris décolle à 6h00 du matin ce qui impose d'être à l'aéroport vers 4h15 au plus tard) et l'extinction des feux a eu lieu à 23 heures.

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