Nous revivons... Le temps estival est de retour...
Ce n'était pas encore joué en ouvrant un œil ce matin, peu après 6 heures. Le ciel était encore couvert, mais il ne pleuvait pas. Cela a suffi pour emporter la décision de se lever et d'aller de l'avant. Il s'agissait de faire la balade à pied le long de la plage, à laquelle nous avions dû renoncer hier, en prenant en compte qu'elle n'est possible qu'à marée basse, d'où le créneau horaire très contraignant.
| notre objectif ce matin... |
Nous avons quitté le camp dès 7 heures (une prouesse, mais Olivier était très motivé !). Nous avons garé le motorhome à hauteur de Kararoa Creek et marché pendant plus d'heure et demie (entre 7 heures et quart et 9 heures) sur la plage en contrebas. Les photographes ont été comblés. A défaut de la lumière rasante du soleil levant, ils avaient à portée d'objectifs des sujets aussi variés que des îlots aux formes étranges, des arches rocheuses, des pierres polies par les vagues ou des reflets... Autre côté appréciable, nous étions quasiment seuls à nous promener sur ces vastes étendues de sables et de graviers...
Nous nous sommes ensuite transportés sur un autre site côtier situé un peu au nord de Punakaiki. Un sentier, le Truman Track, mène à une crique rocheuse à la forme harmonieuse et agrémentée d'une cascade. Il est lui aussi tracé dans une végétation où dominent (). L'endroit serait un petit coin paradisiaque, s'il n'était peuplé d'essaims de mouches noires qui avaient visiblement décidé de lancer une offensive de grande envergure...
La persévérance a payé. Après avoir vu le site une première fois enveloppé de brume et avec un léger crachin, après être passé devant hier sous une pluie battante, nous avons enfin vu les "Pancakes" de Punakaiki par beau temps car, dans le courant de la matinée, une "culotte de gendarme" était apparue dans le ciel, puis s'était élargie et le soleil s'était mis à jouer avec les nuages qui faisaient de la résistance... Du haut de notre promontoire, nous avons eu la chance d'observer plusieurs colonies de dauphins batifoler dans l'eau.
Nous avons atteint Westport à midi par un temps idéal, beau et chaud. Nous avons recomplété le frigidaire dans le New World local, ainsi que le réservoir d'essence qui en avait bien besoin. Il était "sur la réserve" depuis la veille (il n'y a aucune station service entre Westport et Greymouth, soit 92 km !). Nous avons fait de folles agapes dans un Subway, histoire de nous croire aux Etats-Unis l'espace d'un sandwich "aux produits frais".
Nous avons mis cap à l'Est vers 13 heures 30 et remonté le cours de la rivière Buller en direction de Murchison. Elle a creusé une gorge entre des monts très boisés. En chemin, nous nous sommes laissés tenter par une attraction consistant à franchir la rivière sur un pont suspendu et/ou en la survolant par un tegelrop. Un sentier pittoresque a été tracé dans la végétation. Il emprunte en partie une faille étroite qui s'est créée lors du tremblement de terre de 1929. On y rencontre des wekas, des volatiles qui... ne volent pas.
Avant d'atteindre Murchison, qui a été l'épicentre du tremblement de terre de 1929, nous avons fait un détour pour voir la chute de dix mètres de haut que fait la rivière Maruia, un affluent de la rivière Buller.
Au-delà de Murchison, le paysage change. Les montagnes se couvrent d'un autre type de forêt ou de pâturage. On se rapproche de paysages alpins. La route contourne le mont Owen (1 875 mètres). Les plaines qui se succèdent jusqu'à Motueka au bord de la Tasman Bay, sont vouées à la culture du houblon, à des vergers et au maraîchage.
Nous avons poussé, une vingtaine de kilomètres plus au nord, jusqu'à Marahau, une bourgade côtière, porte d'entrée du Abel Tasman National Park, où nous sommes arrivés à 19 h 15, fatigués par une longue journée, par pas mal d'activités physiques et par... pas mal de kilomètres parcourus.
Je suis la sœur de Marc et Elisabeth, le "chemin" m'avait enchantée, je vous suis encore avec plaisir. Bravo pour les magnifiques photos et les commentaires "pérégrinatoires"
RépondreSupprimerBonne continuation, Martine Salesse