Lundi 8 février (Ngaroto Lake / Waykawau Bay)

La journée d'aujourd'hui a été une sorte de journée de transition. Nous n'avons quitté notre havre de paix de la nuit que... peu avant 11 heures, à destination d'Hamilton, la grande ville de la région (avec Cambridge) pour y faire nos emplettes alimentaires habituelles au Park n' Save et remplir le réservoir d'essence. Le carburant est, en Nouvelle-Zélande, globalement beaucoup moins cher qu'en France, mais jamais nous n'avions bénéficié d'un prix du litre de diesel aussi bas : 69,9 cents néo-zélandais, soit 39 centimes d'euros ! Nous avons fait une autre escale technique à Morrinsville (dump station et complément en eau !) avant de prendre la direction de la péninsule du Coromandel.

Entre les deux s'étend une grande plaine tournée vers l'agriculture et l'élevage avec des tronçons de route bien rectilignes, très reposants pour le conducteur. La faim nous a incités à faire une pause vers 13 heures 30 sur un parking, au sud de Turua, au bord de la Waihou River. Nous avons alors découvert que c'était précisément là que, le 20 novembre 1769, le Capitaine James Cook s'était arrêté, alors qu'il remontait la rivière. Il n'était pas allé plus loin à l'intérieur des terres. Un petit monument a été érigé. On dit, à titre anecdotique, qu'étonné par la taille d'un kahikatea [un des grands conifères locaux], il l'avait mesuré et qu'il avait discuté du drainage de la plaine Hauraki

Un peu plus au Nord, Thames (10 000 hab.) est la porte d'entrée occidentale de la péninsule du Coromandel et aussi sa principale villeDe nombreux bâtiments témoignent de "l'âge d'or", au sens propre comme au sens figuré,  qu'a été le siècle des orpailleurs (à partir des années 1860). Une brève station devant la bibliothèque municipale fermée en ce jour férié (fête nationale) nous a permis de renouer avec l'actualité délaissée depuis quarante-huit heures, en téléchargeant Le Monde. Nous sommes ainsi informés que la rumeur d'un prochain remaniement ministériel se précise en France. C'est un service non négligeable que cette possibilité offerte à tout un chacun de se connecter à Internet à toute heure du jour et de la nuit grâce aux bibliothèques municipales.

De Thames à Coromandel (une bonne cinquantaine de kilomètres), la route longe la côte Ouest. Nous avons croisé sur cette route sinueuse à deux voies, une quantité incroyable de véhicules qui rentraient à Auckland au terme d'un week-end de trois jours. Nombreux sont ceux qui tractent un bateau. La péninsule et la ville même de Coromandel (1 500 hab.) sont des lieux de villégiature privilégiés par les habitants d'Auckland. L'itinéraire qui longe d'un côté la mer et de l'autre la forêt, offre quelques beaux points de vue, dont le conducteur d'un camping-car ne profite pas toujours car il est obligé d'avoir le regard fixé sur la route et le trafic et d'être très vigilant en ce qui concerne les panneaux qui mettent en garde les conducteurs de véhicules larges contre les fréquents rétrécissements de la chaussée (caution wide vehicles !).




Parvenus à Colville, un village côtier à 26 km au nord de Coromandel, nous avons bifurqué pour rejoindre la côte Est et le campground de Waykawau Bay au prix d'une dizaine de kilomètres de gravel road. Le camp a dû être surpeuplé ces derniers jours. Il est largement déserté ce soir. Nous sommes seuls, au milieu de la nature et des oiseaux, à deux pas d'une très belle plage de sable fin, ce qui nous a permis de prendre un bain dès notre arrivée, vers 17 heures 30, dans une mer agitée par de longs rouleaux. Le   Le blog continue d'occuper une bonne partie de nos soirées (une fois l'apértif et le dîner passés...).






Nous avons dépassé dans l'après-midi le cap des 5 500 km depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande !


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