Samedi 6 février 2016 (Rotorua / Waikite Valley)

Le temps était très maussade au réveil, mais il ne pleuvait pas... encore. Le ciel est resté clément, lorsque nous avons découvert le Kuirau Park, à Rotorua. C'est sans doute un des parcs urbains les plus singuliers au monde. Comme tout un chacun, il est bien arboré et bien fleuri, des aires de pique-nique et de jeux pour les enfants, mais en plus il est le cadre d'une activité géothermique intense. Ça et là des fumerolles s'échappent du sol. En marchant, on peut tomber sur une mare de boue bouillonnante entourée d'une balustrade. Des bassins ont été aménagés où chacun peut interrompre sa promenade et prendre un bain de pieds (voire plus) dans une eau bien chaude.



C'était aussi le jour d'un petit marché pittoresque et animé, malgré quelques gouttes de pluie, tourné essentiellement vers la vente de fruits et de légumes et la cuisine rapide (brochettes, plats préparés servis dans des barquettes en aluminium etc.). Olivier y a trouvé un dessert à base de fruits (bananes ou papayes essentiellement) et de lait de coco, qui lui a rappelé Tahiti, telle la petite Madeleine de Proust, appelé poé là-bas et ici poké. Quant à moi, je suis tombé sur un cuisinier qui vendait du hangi, un plat maori typique que je voulais absolument goûter depuis mon arrivée. 

[Le hāngi est, dans la culture traditionnelle maorie, une méthode de cuisson des aliments qui consiste à creuser le sol pour y aménager un four et à faire mijoter la nourriture à l'aide de pierres chauffées et de vapeur. On trouve essentiellement du poulet, du bœuf ou du porc, des pommes de terre, des courges, des carottes et des patates douces appelées kumara].

Toute affaire cessante et pour combler "un petit creux", nous avons interrompu provisoirement notre promenade et sommes rentrés au camping-car pour découvrir le hangi et déguster un peu de poke ! Avant de quitter le parc, nous n'avons pas manqué de prendre un bain de pieds, relaxant.

Non loin de là, Ohinemutu est un quartier maori préservé construit sur un terrain géothermique. Des fumerolles s'échappent ça et là dans les jardins. Il compte quelques bâtiments emblématiques, notamment la maison commune et l'église anglicane de style Tudor, mais aussi de nombreuses maisons ornées de statuettes. Dans une chapelle latérale de l'église, une gravure sur verre représente le Christ vétuste d'un korowai et une illusion d'optique donne l'impression qu'il marche sur les eaux du lac Rotorua.












La suite de la journée a été très ludique. Nous nous sommes rendus au pied du mont Ngongotaha qui domine le lac de ses 778 mètres de haut. Un téléphérique dessert à 487 mètres Skyline, un équipement de loisirs où les mordus de mountains bike peuvent connaître des sensations fortes car le parcours est très "aérien" (nombreuses bosses, succession de tremplins etc.). Nous nous sommes contentés de faire trois descentes en luge sur un circuit riche en virages et bien pentu.


L'heure avançant, nous avons pique-niqué au bord du lac de Rotorua à Hamurana, à une quinzaine de kilomètres au nord de Rotorua, en observant un ballet de... cygnes noirs. 


Nous étions à quelques minutes seulement de la base arrière de Wet n' Wild, l'opérateur que nous avions retenu pour une séance de rafting, et pas n'importe laquelle, sur la Kaituna River, un enchaînement de quatorze rapides classé 5 (le top !) en 45 minutes, au départ d'Okere Falls. A raison de six rameurs par zodiac et d'un barreur ! La chute la plus importante est la Tutea’s Falls : un saut de 7 mètres dans un passage très étroit ! C'est la chute la plus haute qui soit exploitée commercialement au monde pour le rafting.  Les rafts disparaissent souvent complètement sous la chute, certains se retournent avant de réapparaître. Nous ne nous sommes pas retournés, contrairement à l'autre zodiac qui naviguait de conserve avec nous, mais quand j'étais sous la chute, je me suis demandé une fraction de seconde où j'étais : encore à bord ou bien par dessus bord ? Nous avons bien sûr eu droit à un chavirage volontaire et à une ultime épreuve consistant à affronter un rapide en remontant d'aval en amont. Une bonne douche assurée ! La pluie s'était remise à tomber, mais nous nous en apercevions à peine ! Les photos ci-dessous ne sont pas de nous (et pou cause...). Elles ont été faites par le photographe de l'organisme de rafting.

cà ce n'est que le hors d'oeuvre...



c'est ici que les choses sérieuses commencent : phase 1

phase 2

phase 3

phase 4

phase 5 (où sommes nous ?)

ah, nous revoilà...


pour le plaisir, un chavirage contrôlé...





Après cette séance aquatique très grisante, nous sommes repartis en motorhome en direction d'abord de Rotorua, puis de la Waikite Valley à 28 km plus au sud où nous nous sommes installés dans un petit camp qui dispose de ses propres sources d'eau chaude. Les campeurs et caravaniers ont à leur dispositions cinq piscines d'eau dont la température tourne autour de 35 à 39°c ! Un vrai plaisir après une journée riche en émotion...



2 commentaires:

  1. coucou les voyageurs, je comprends qu'après tant d'émotions, le petit bain d'eau chaude soit nécessaire et bien relaxant. Incroyable ce que vous vivez, profitezzzzzzzzzzz Bisous des rajo

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