Après un petit-déjeuner au soleil sur notre charmant emplacement, nous avons vraiment commencé aujourd'hui notre exploration de l'Île du Nord, en prenant la direction du Nord par la route 1.
Au début, de Porirua à Paraparaumu, elle longe la côte, puis elle s'en éloigne à partir de Waikanae. Jusqu'à Whanganui, elle traverse des régions une nouvelle fois tournées vers les cultures fourragères et l'élevage bovin (On comprend, en voyant tous ces troupeaux un peu partout, que la viande ne soit pas chère du tout en Nouvelle-Zélande). La route est en général large, sans difficulté particulière. Rien à voir avec les routes empruntées dans l'Île du Sud ! Bien qu'à deux voies, elle ménage souvent des zones de dépassement, les fameuses passing lane qui jalonnent tout itinéraire en Nouvelle-Zélande, au même titre que les one lane bridge.
Parvenu à Whanganui, nous avons bifurqué sur la route 4 pour remonter une partie du cours de la rivière éponyme. Au bout des trois premiers kilomètres, on parvient à un point de vue impressionnant sur la rivière et sa vallée encaissée. Nous avons eu ce spectacle sous les yeux tout au long de notre pique-nique.
Qui dit vallée encaissée dit route tortueuse et étroite avec des autochtones qui se croient seuls sur une route dont ils connaissent le moindre tournant ! Bref, une route qui est loin d'être de tout repos pour le conducteur d'un camping-car... Nous l'avons emprunté en tout sur 33 kilomètres (au moins n'était-ce pas une gravel road !) pour aller jusqu'au village maori de Koriniti dont la maison commune traditionnelle ("marae") est bien préservée.
| une vieille pirogue traditionnelle marque l'entrée du village |
Nous avons regagné Whanganui pour y faire le passage habituel à la dump station et à la bibliothèque municipale. C'est là encore une ville agréable bien fleurie, avec tous les commerces et services, sans immeubles et avec beaucoup d'espaces verts.
Par la route 3, nous avons rejoint Patea pour une pause photos au bord d'une plage de sable noir d'où émerge l'épave d'un vapeur, le SS Waitangui, qui s'est échoué en mai 1923. Rapidement enfouie sous le sable, l'épave a refait surface dans les années 80, étonnamment bien préservée.
Au-delà de Hawera, on commence à apercevoir dans le lointain la masse imposante et fière du mont Taranaki (version maorie) ou mont Egmont (version britannique) qui culmine à 2518 mètres, un volcan qui semble s'être endormi au XVIIIème siècle, mais qui reste sous observation permanente.
Nous avons élu domicile ce soir dans un campement simple, bien équipé et très bon marché (en fait il est géré par la communauté maorie locale qui veut ainsi témoigner de ses valeurs d'accueil), en bord de mer, à Ohawe. Le sable y est noir. Les falaises sont curieusement teintées en vert par le ruissellement des eaux de pluie venant du plateau herbagé. Nous nous sommes baignés avant le coucher du soleil dans une mer à bonne température.
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